Le 3 décembre 2008 auront lieu les élections prud’homales.
Ce scrutin arrive à un moment où la situation des salariés, en raison de la conjoncture économique, se dégrade depuis plusieurs mois.
La baisse du pouvoir d’achat, la remontée du chômage liée à la crainte d’une récession économique sont réelles.
Parallèlement, les remises en cause des droits ou acquis des salariés sont fortes : attaques idéologiques outrancières contre les 35 heures, remise en cause des accords signés sur la RTT, trahison de la position commune CFDT-CGT par le gouvernement.
Mais cette élection arrive aussi au moment où nous avons réussi à faire changer les règles qui régissent la représentativité syndicale.
Demain, le poids de chaque organisation va peser davantage.
Pour toutes ses raisons, le résultat des élections du 3 décembre sera attendu, regardé et commenté avec plus de force que d’habitude.
Nous avons donc collectivement le devoir de tout faire pour que cette échéance électorale soit positive pour la CFDT.
Le SFASS, qui présente de nombreux candidats, dont beaucoup en position éligible, doit être présent dans cette bataille électorale.
La participation aux initiatives confédérales, comme le 7 octobre, la journée des élus du SFASS du 14 octobre et les meetings départementaux sur la campagne prud’hommes est indispensable.
Il appartient à toutes les équipes militantes de s’investir pleinement dans la campagne, car rien ne s’obtiendra sans un travail de terrain et un contact avec les salariés.
Paris, le 11 septembre 2008
Au comité des négociateurs de la Branche Sécu
Chers camarades,
Le bureau du Syndicat réuni ce 4 juillet 2008, est interpellé par plusieurs équipes syndicales sur le problème de la flambée des prix du carburants qui a pris près de 40% entre décembre 2007 et juin 2008.
Les indemnités kilométriques remboursées par les organismes de Sécurité Sociale ne correspondent plus aux tarifs pratiqués chez les distributeurs de carburants destinés aux automobiles.
Les agents, effectuant dans le cadre de leur emploi des missions spécifiques, sont indemnisés selon les barèmes conventionnels en vigueur.
Cette prise en charge des frais kilométriques est à ce jour en totale inadéquation avec les frais réels engagés. Elle accroît la perte du pouvoir d’achat.
La CFDT se doit de prendre ce dossier à bras le corps.
C’est pourquoi, nous souhaitons que la revalorisation des indemnités kilométriques soit portée à l’ordre du jour d’une prochaine Réunion Paritaire Nationale.
Il en est de même sur le problème des frais de transport des salariés qui ne peuvent utiliser les transports en commun (même si en Ile de France, nous sommes moins percutés par ce problème que d’autres syndicats de la fédération).
Il est important que la Fédération s’en saisisse.
Salutations Syndicales.
Pour le Bureau
Yves Le Bihan
Secrétaire Général
Le SFASS CFDT fait sienne la déclaration commune des cinq Confédérations syndicales CFDT, CGT, CGT-FO, CFTC, CFE-CGC sur le rendez-vous de 2008 sur les retraites. Ce rendez-vous doit être l’occasion de consolider le système par répartition, seul à même d’assurer la solidarité indispensable entre générations et de répondre aux exigences de justice sociale.
Fondamentalement, l’avenir des retraites est lié à la situation de l’emploi et des politiques économiques. Les confédérations syndicales n’entendent cependant pas nier les différences d’approches existantes entre organisations sur les réponses à apporter.
Le bureau du Syndicat Francilien des Agents de Sécurité Sociale CFDT, réuni le 15 mai 2008, s’associe donc à l’appel des Confédérations Syndicales CFDT, CGT, CGT-FO, CFTC et CFE-CGC à manifester le 22 mai et appelle toutes ses équipes à mobiliser l’ensemble de ses militants, les adhérents et tous les salariés pour faire de cette journée de mobilisation une grande réussite, dans des formes d’action pouvant aller jusqu’à la grève.
Paris, le 15 mai 2008
Le Syndicat Francilien des Agents de Sécurité Sociale s’associe pleinement à la déclaration confédérale du 7 novembre 2005 concernant les violences urbaines qui touchent notre pays.
Le SFASS CFDT condamne ces violences qui pénalisent encore plus les habitants de ses quartiers et les salariés qui y travaillent, notamment ceux de nos différents secteurs professionnels : personnel chargé de l’accueil, de la CMU, assistantes sociales, etc, en première ligne pour gérer la précarité.
Nous avons pleinement conscience que ces violences sont aussi le résultat d’une lente dégradation de nombreux quartiers sensibles et de la situation des gens qui y vivent.
Nous connaissons mieux que d’autres ces populations en difficulté, dans le cadre de nos activités professionnelles ; et nous sommes conscients de l’ampleur de la tâche pour redonner espérance aux habitants de ces quartiers.
C’est pourquoi, notre organisation syndicale, a aussi sa part à prendre dans l’accompagnement sur le long terme de la situation, car, une fois le calme revenu, c’est un travail de fond qu’il faudra accomplir.
C’est pourquoi, il est urgent que nos employeurs de nos secteurs prennent leurs responsabilité dans les domaines qui les concernent en s’engageant dans des politiques novatrices de recrutement en matière d’insertion (des entreprises du secteur privé le font, pourquoi pas la Sécu ou les TNS ?), en se servant, entre autre, des contrats de professionnalisation et en abaissant le niveau de recrutement en dessous du bac.
Nous interpellons aussi nos employeurs et nos Conseils locaux pour élaborer des réponses adaptées, en terme d’accueil notamment, qui répondent aux besoins des assurés et des allocataires.
Mais pour remplir ces missions, il faut aussi que la sécurité des personnels soit réellement assurée pour que les agents chargés de l’accueil exercent leurs activités en toute confiance.
Des engagements collectifs concrets, qui engagent les partenaires sociaux, acteurs de terrain, sont aussi des voies qui permettront de sortir, sur le long terme, de la crise sociale et politique qui traverse le pays.
La confédération CFDT a affirmé sa ferme opposition à la logique contenue dans les ordonnances du plan d’urgence pour l’emploi.
La méthode retenue par le gouvernement Villepin fait table rase de toute concertation.
Le SFASS CFDT partage cette analyse sur le contrat nouvelle embauche qui ajoute précarité et insécurité pour les salariés, en particulier ceux des petites entreprises, accentuant encore les inégalités dans le monde du travail.
Les mesures qui portent atteinte à la représentation des salariés en modifiant le calcul des seuils d’effectifs sont tout aussi scandaleuses.
Elles diminuent les garanties des salariés alors qu’il est plus que jamais nécessaire de renforcer le dialogue social, et de redonner confiance en l’avenir.
C’est pourquoi, le SFASS CFDT soutient la démarche unitaire de la CFDT, de la CGC et de la CFTC de déposer un recours commun au Conseil d’Etat sur les ordonnances portant sur le contrat nouvelle embauche et le calcul des seuils d’effectifs.
Le SFASS soutiendra toutes les initiatives de la confédération visant à manifester notre désaccord avec ces mesures et notre exigence d’une politique favorable à l’emploi et s’inscrira dans la journée d’action du 4 octobre 2005.
Il est d’autre part inacceptable que la décision de porter les mandats électifs de deux à quatre ans se soit fait sans discussion avec les partenaires sociaux.
Pour éviter la disparité des situations dans nos entreprises, le syndicat SFASS CFDT demande à la fédération PSTE de solliciter l’ouverture de négociations de branche sur le sujet afin que la durée des mandats électoraux soient partout les mêmes.
Paris, le 9 septembre 2005