Deux RPN touchant à deux éléments de la rémunération se sont tenues le 22 juin : l’une relative à la reconduction, pour trois ans, de l’accord d’intéressement mis en place à la Sécu depuis 2002, l’autre étant consacrée à la négociation salariale 2005.
L’intéressement
Rappelons-le, les primes versées chaque année en juin, depuis 2003, l’ont été grâce à la signature de l’accord d’intéressement, négocié en 2002, par la CFDT et la CFTC. Rappelons-le aussi : avec cette troisième prime d’intéressement, plus de 1000 euros auront été versés, en moyenne, à chaque salarié de l’Institution.
Certes, « ce n’est pas le Pérou ». Mais notons tout de même que si ces primes n’avaient pas été versées, ce sont 180 millions d’euros qui auraient été alimenter les caisses de Bercy...
Eh oui, si d’aucuns pouvaient encore en douter, la CFDT signe des accords qui produisent des effets non négligeables !
Eh oui, nous sommes convaincus à la CFDT que cet accord n’avait rien de honteux et qu’aucun salarié n’a à avoir honte de percevoir cette prime annuelle, fruit d’un accord collectif.
Les objectifs à atteindre ? Toutes les entreprises en ont ! Des résultats à évaluer ? Quoi de plus logique ? Des retours vers les salariés ? L’accord intéressement le permet enfin !
Il est tout simplement dommage que l’opposition musclée d’ autres organisations, dans les années 90, n’ait pas permis une mise en place plus rapide de ce système. Aujourd’hui, il n’y a plus d’opposition musclée. Presque plus d’opposition du tout, d’ailleurs...
Et qui sait, la prochaine fois, peut-être une adhésion massive ?...
L’intéressement : On avance...
Pour en revenir à la négociation visant à la reconduction pour trois ans de cet accord : Après deux séances de négociation, l’employeur est revenu avec un projet d’accord quasi-identique à celui du début.
La CFDT avait toutefois noté plusieurs points positifs : pas de hiérarchisation des primes, garantie que tous les salariés - y compris ceux des Ugecam - soient concernés par la part nationale et par la part locale.
Par contre, nous avions une exigence non satisfaite : Il fallait, compte tenu de la volonté de l’employeur de parvenir à une répartition 50 / 50 des parts locales et nationales, que le montant global de l’intéressement - donc le pourcentage de la masse salariale consacré à l’intéressement - soit augmenté.
Sur ce point, nous avons enfin obtenu de l’employeur une réponse proche de notre revendication : Les primes versées à partir de juin 2006 atteindront, en moyenne, un montant compris entre 450 et 500 euros. Soit une évolution de plus de 30% par rapport à aujourd’hui...
Parallèlement, un PEI (plan d’épargne inter - entreprises) sera ouvert à tout salarié de l’Institution souhaitant investir ses primes dans un fonds de placement en actions (dont l’un des avantages est de défiscaliser la prime d’intéressement).
Et la prochaine fois ? Dans trois ans, il faudra à nouveau renégocier. La CFDT s’engage à poursuivre son action pour obtenir, pour chaque salarié de l’Institution, un juste retour de son investissement professionnel. Nous chercherons à nouveau à augmenter le montant de la prime et, pourquoi pas, à décrocher un abondement de l’employeur en lien avec le PEI.
Salaires 2005 : Pas de proposition de l’employeur !
0 % ! Voilà ce qu’avait dans sa mallette l’employeur pour venir négocier...Pour la CFDT, il est hors de question que 2005 soit une année blanche. Nous avons exigé une nouvelle RPN dès la rentrée. Sans réponse pour l’heure...
Rappelons sur ce point que pour l’avenir, et dès l’exercice 2006, l’accord de méthode sur la négociation salariale annuelle, que la CFDT a signé en même temps que l’accord classification, nous prémunira de ce genre de péripétie...
Malheureusement, et quoiqu’en disent certains, nous ne sommes pas encore dans le cadre de cet accord de méthode, puisque le droit d’opposition exercé par plusieurs fédérations en a différé la mise en œuvre d’un an !
Toujours est-il que ce comportement inacceptable de l’employeur doit trouver une réponse adaptée. Nous devrons vraisemblablement nous mobiliser, tous ensemble, dès la rentrée, pour le faire reculer.
Paris, le 29 juin 2005