-->
Sous la menace d’une opposition...

Accord "intéressement" encore hypothétique

29 avril 2005

Y aura-t il un accord d’intéressement pour les trois années à venir ? Au regard des nouvelles règles du dialogue social, rien n’est moins sûr... Pour mémoire, le premier accord, signé par la CFTC et la CFDT en juin 2002 pour trois ans, a permis le paiement d’une prime d’intéressement en 2003 et 2004, ainsi qu’à l’été 2005. Pour préserver cet acquis pour trois nouvelles années, il nous faut impérativement signer un nouvel accord, avant le 30 juin ainsi que le prévoit la loi. Deux RPN sont convoquées dans ce but, le 19 mai et le 7 juin.

Comment se présente l’affaire ? Ni l’Ucanss, ni les Caisses nationales ne remettent en cause l’intéressement. Seuls les Pouvoirs publics émettent quelques réserves, qui ne portent pas sur le principe de l’intéressement, mais plutôt sur les modalités retenues : Part nationale jugée trop importante (60%) par rapport à la part locale (40%), non hiérarchisation des primes...

Quoiqu’il en soit, et vu le peu de temps dont nous disposons dans cette négociation, la CFDT militera pour un accord dans des termes inchangés au niveau de ses grands équilibres. Pourrons-nous malgré tout obtenir une augmentation de la prime ? Nous le tenterons, car c’est le seul véritable changement qui irait dans le sens que nous souhaitons. Mais au regard des négociations actuelles des COG et du discours ambiant sur les coûts de gestion de l’Institution, la chose semble peu aisée...

Mais la vraie difficulté dans cette négociation n’est sans doute pas là. Elle se situe, une fois de plus, dans le comportement des partenaires sociaux : Qui est prêt à s’engager sur un nouvel accord d’intéressement ? Ni FO, ni la CGT, c’est certain. Ils y sont totalement opposés. La CGC n’avait pas signé le premier accord, il est à craindre qu’elle ne signe pas plus le second si elle n’obtient pas une dose significative de hiérarchisation des primes au profit des cadres et agents de direction. Nous ne partagerons pas cette option, et surtout si nous nous retrouvons à enveloppe constante, ou presque. Reste donc, au mieux, pour signer un accord, les mêmes qu’en 2002 : La CFTC et la CFDT. Cela avait suffi à l’époque, mais les règles ont changé.

Deux fédérations, ça ne fait pas une majorité... Jusqu’au bout, nous resterons donc sous la menace d’une opposition d’une majorité d’organisations, qui pourront faire capoter un futur accord au prétexte, comme toujours, que « les signataires se seront couchés devant les patrons »... Autant le savoir et le faire savoir !



Forum